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Les leçons de l’E-gov en Europe


Cet article a été publié le : 16/07/2004 à 23:06:06
Dernière de modification de l'article : 16/07/2004 à 19:23:03


En grande Bretagne, par exemple, l’E-Gov permettra de réduire le nombre de fonctionnaires de 84.000 postes d’ici 2008.

Le gourvement britannique a investi près de 6 milliards de livres pour moderniser son back-office et proposer de nouveaux services en ligne. Quand on voit ce que les anglais ont fait avec certains services comme La Poste (le nombre de bureaux de poste a été réduit dramatiquement ces dernières années et il faut parfois faire de nombreux Km pour en trouver un - question d’économies), il y’a de quoi s’inquiéter mais Gordon Brown, le ministre travailliste des finances se veut rassurant : cette rédution d’effectifs parmi les fonctionnaires effectuant des tâches routinières dégagera des moyens pour investir dans la "Front Line", les services en contact direct avec les citoyens comme les guichets ou la police.

Comme souvent, la position belge est beaucoup moins tranchée et si on ne prévoit pas de suppressions d’emploi liées au E-Gov, on parle plutôt de réaffectations.

Le projet Tax-On-Web, par exemple, a permi de réaffecter à des postes plus intéressants des fonctionnaires des finances qui passaient leurs journées à... ouvrir les fameuses enveloppes brunes. Ceux-ci sont désormais affectés à des missions de contrôle.

La Belgique à la pointe ? Peut-être, en tout cas elle sert parfois d’exemple à nos voisins.

Ainsi, deux ministres néerlandais viennent de présenter au Parlement des Pays-Bas une note politique en matière d’e-gouvernement qui reprend quasi mot pour mot les grands axes du programme de notre ex-Ministre de la fonction publique Luc Vandenbossche, datant d’il y a 4 ans.

Le rapport reprend 7 axes essentiels d’un E-gouvernement efficace :

- l’accès électronique à l’administration (demande de formulaires, traitement en ligne,...)
- l’authentification électronique
- le numéro unique pour les personnes et les entreprises
- les registres de base
- l’identification électronique (carte à puce)
- l’échange électronique d’informations et les connexions rapides entre les différentes administrations.

En pratique, cela donne chez nous :

- le Portail fédéral d’information (fgov.be)
- les certificats d’authentification de l’eID
- le Registre National et la Banque Carrefour des Personnes Morales
- la carte d’identité électronique à puce
- l’UME (Universal Messaging Engine) et le réseau fédéral FedMAN.

Alors, la Belgique à la pointe en matière d’E-Gov ? Peut-être, dommage que contrairement à nos voisins allemand, elle ne privilégie pas les solutions Open Source...