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Tiscali va mal, très mal
Accueil du site > Web > Tiscali va mal, très mal

Cet article a été publié le : 9/08/2004 à 20:36:36
Dernière de modification de l'article : 9/08/2004 20:09:01
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Le fournisseur d’accès Internet italien connait aujourd’hui d’importantes difficultés financières.

Entre 1999 et 2001, Tiscali a procédé à un nombre impressionnant de rachats à prix d’or dans le secteur des ISP nationaux. Citons en Belgique Freebel, World Online, Freenet, etc... Cette politique agressive de rachats a permis à Tiscali de s’implanter dans 14 pays : Autriche, Belgique, République Tchèque, Danemark, Espagne, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Suède, Suisse, Royaume-Uni et Afrique du Sud et de faire sa place dans le top 5 des ISP européens derière T-Online (Deutsche Telecom) et Wanadoo (France Telecom). Belle performance pour une entreprise qui n’a pas bénéficié du monopole d’un opérateur historique !

Mais depuis l’éclatement de la "bulle Internet" et le développement des accès large bande alors que le business model de Tiscali était basé sur un accès par modem gratuit mais aux communications payantes, Tiscali ne va pas bien.

Malgré des restructurations et des rationalisations entre les différentes entités rachetées, le groupe doit aujourd’hui sacrifier certaines activités pour survivre.

Avec 65 millions de perte ce semestre et une dette de 250 million d’euros d’obligations à honorer pour juillet 2005, il annonce son retrait de plusieurs pays : la Norvège, la Suisse, l’Afrique du Sud, le Danemark, l’Espagne, l’Autriche et de la République Tchèque. Les activités de l’ISP dans ces pays seront vendues à d’autres groupes.

"Nous sommes prêts à sacrifier une jambe pour sauver le reste du corps" a déclaré son nouveau dirigeant, le néerlandais Ruud Huisman. Ce dernier a pris la direction du groupe après le départ du fondateur historique, Renato Soru, qui voulait se consacrer à la politique.

Le fournisseur d’accès veut maintenant se recentrer sur ses cinq marchés les plus rentables : l’Italie, la France, le Royaume-Uni, le Benelux et l’Allemagne.

Comme beaucoup d’entreprises nées dans la bulle Internet, le groupe paye semble-t-il sa politique de rachat à des prix souvent jugés "excessifs". Le groupe semblait prêt à tout pour s’implanter le plus rapidement possible dans les pays qu’il choisissait et il peine aujourd’hui à rentabiliser ces investissements.

Mais tout n’est pas perdu et la confiance ne quitte pas le groupe qui reste très bien implanté sur ces marchés principaux. Espérons que les recettes des ventes de filliales locales et les prochaines restructurations suffiront à éviter la faillitte...


Un excellent article reprend l’histoire de Tiscali sur le Journal du Net.